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Voici une sélection de reflexion sur le thème du virtuel, des moyens mis en oeuvre sur notre monde actuel. J'ai recopié quelques passages que je note de temps à autres sur un simple bloc note. ces relfexions sont libres et peuvent passer pour fausses. Toutefois, vu qu'aujourd'hui pas grand monde ne critique cet engouement général pour le virtuel, cela aura le mérite d'être présent et lisible à tous, dans la sphère virtuelle d'internet.
Introduction à l'art technologique : Au quotidien
Le monde actuel débordant de technologie, ne s'aventure plus à démocratiser des inventions sorties tout droit de l'imaginaire de scientifiques sulfureux. Il sait où il veut aller. A coup de brevets, d’usines et de nouveautés, il avance à grand pas, avec le consentement de la masse populaire, via le marché technologique accessible à tous.
Notons que le quotidien de bon nombre de gens dépend de la science et de la technologie. En particulier l'occident, les états Unis et les pays dit développées. Les autres régions du monde ne tarderont plus à suivre le mouvement. Certains l'on déjà fait. Internet, téléphone portable, ordinateur, écran plat, électroménager, véhicule automobile, domotique, carte électronique bancaires, on peut dire que la science technologique a réussi son pari. Celle d'instaurer cette nouvelle religion, le scientisme, au sein de tous les esprits. Remarquons au passage l’absurdité du modernisme actuel ; L’on nous a fait croire que la science a pour but d’accompagner l’homme dans sa recherche et sa connaissance du monde. Bon programme. On l’a voit alors telle une dame, à nos côtés, prêt à nous filer un coup de main, si cela se fait sentir. Au bien sûr, elle nous prête main forte dans certains domaines, tel l’industrie, mais j’ai la très net impression qu’entre un coup de main et la dépendance d’une personne, il y a un monde….
Nous apercevons que le système actuel de représentation et de hiérarchie social suit parfaitement ce dogme: il est technocrate et joue la carte de la spécialisation.
Ainsi, une nouvelle génération depuis peu, n'ayant pas vécu ce glissement progressif du quotidien vers l'électronique, mais évoluant totalement dans un
monde déjà électronique, moderne et virtuelle. Son tuteur ayant bardé de puces électroniques et de codifications binaires.
Cette génération connait parfaitement les codes du monde moderne.
1:L'éducation est ainsi devenue la télévision et les média dominants. Cela ne fait plus aucun doute. Sous couvert de divertissement, c'est
maintenant les programmes destinés aux enfants qui inculpent la morale via les dessins animés. Wall Disney en ai un parfait exemple.
Je ne m’attarderai pas sur les polémiques entourant le personnage de Walt Disney. Ce qui est sûr, c’est qu’il a bel est bien réussi à construire une super entreprise du divertissement, englobant
tout concurrent sérieux dans ce domaine (ex : le rachat de la licence Marvel, autre grosse ponte du divertissement qui a tant émerveillé la génération de nos parents.)
Rajoutons une suite logique que bon nombre d’entre nous ont suivis, c’est-à-dire le passage de la télé comme passetemps principal, à l’ordinateur.
L’ordinateur au fur et à mesure remplaçant dans notre quotidien la télévision comme pôle de l’éducation-divertissement. Il en devient le principal transmetteur.
2:Internet est devenu la principale source d'information pour toute personne de cette génération, oubliant la réflexion que peuvent apporter certain auteur de livres. Avec l'arrivée d'internet et la multiplication exponentielle de sites dits d'informations, nous remarquerons que cela illustre parfaitement ce que certains on conclut sur la polémique du 11septembre; A savoir que nous sommes dans une ère de la communication (rajoutons de transmission de données) et non de l'information. Car peu de gens savent en réalité exercé le sens critique, la pensée profonde. L’image seule, suffit.
3:Le social est remplacé par le portable, intermédiaire s'infiltrant dans la communication via deux personnes ou plus, avec son propre langage, le texto(ou SMS). Les conversations téléphonique font se rapprocher deux personnes situés géographiquement à deux points opposés sur le globe, mais éloignant au passage la communication local, la rencontre hasardeuse du coin de rue.
Enfin les réseaux sociaux, nouvelle bombe moderne, remplace la rencontre
habituelle entre amis, vu que nous sommes au nouvelles d'eux par tout temps n'importe quand. Toujours via le virtuel.
Le virtuel s'infiltre partout, devenant l'intermédiaire principal entre les hommes. Mais ceci n'est pas sans voir qu'il ne suffit pas de ce statut, il veut devenir l'interlocuteur principal,
dominant la conversation et la communication. L'homme ne doit s'adresser qu'au virtuel.
Nouvelle définition de l'artiste
Voilà ce qu'est l'artiste d'aujourd'hui. Cette nouvelle définition créée par le monde actuel capitalisé, technologique et surtout coupé du passé, car
anti-traditionnel.
Est artiste désormais:
-Toute personne créant de l'image fixe pour une publicité, marketing ou autre emballage de beaux mots et de jolies couleurs initiant à la
consommation compulsive. ce que l'on nomme la communication visuelle,
- Toute personnage créant l'assemblage de séquences animées, pour un clip, un film, répondant aux codes de la narration scénaristique du monde
cinématographique ou évoqués pas le commanditaire. Cette personnage monte, créée des séquences via une capture d'images réelles numérisés (caméra), modifiés ou pas par des Fx (effets spéciaux).
Nous pouvons aussi avoir comme « matière première » des séquences animés tirés directement d'un logiciel 3D.
-Toute personne travaillant dans le domaine de pure création virtuelle:
C'est à dire, le modeleur, l'animateur, ou le renderer, le lighter, ces intervenants nécessaires à la création d'une
scène complexe 3D à l'intérieur du logiciel 3D.
Rajoutons le painter, nécessaires à la création d’univers ou de story-board, faisant lui aussi parti de cette catégorie, car même s’il n’utilise pas de logiciel 3D, il participe à la numérisation
grâce aux logiciels de DAO (dessin assisté par ordinateur). Il est à noter que la spécialisation est de mise pour ce genre de métiers, d'où la multiplicité des intervenants, vu que les
possibilités de création sont infinies. ILS régissent le cadre, les limites et le but d’une séquence animée.
Ces intervenants peuvent tout aussi travailler indépendamment qu'en équipe, quand bien des commanditaires externes se rapprocheront d'eux.
-Toute personne lié à la musique virtuelle: La création musicale ne passant plus par des instruments forcément traditionnel, ou éventuellement par
la modification de ceux-ci en électronique (exemple la guitare électrique, le synthétiseur).
L'artiste lié au son, sera celui qui assemble, crée de manière virtuelle une musique, soit un assemblage de sons indépendamment capturés ou purement synthétiques, soumis au propre codes du monde
la musique.
La capture de ces sons virtuels se transposera en un fichier, converti et transmis via l'intermédiaire de tout appareil technologique doté de la capacité de lecture de celui-ci. Par exemple un
baladeur mp3, un téléphone portable et même une console de jeu portable.
La musique ne présente plus un ressentit éphémère ou de l'expérimentation auditive, mais une banale séquence de fréquences copiés et transvasés d'un réceptacle à un autre.
Il est ridicule de constater que l'état et derrière toute les grandes pontes de l'industrie musicale ont adoptés dernièrement- pour contrer le
téléchargement gratuit et à tous-, des tarifs, ou forfaits pouvant donner libre accès au téléchargement de piste audio d'un artiste. A la grande réaction des artistes musicaux du XXème siècle, on
peut constater que la gangrène du virtualisme scientique à toucher tous les milieux traditionnels artistiques. L'on ne peut défendre une virtualisation de l'art lorsque l'on sait qui
détient les plateformes et instruments de création virtuelle. Il nous semble que nous touchons le fond de la médiocrité. Quant à l'argument qui vise à la culpabilité de tous, le "j'aimerai vivre
de mon art", commençons par définir ce qu'est l'art, et parlons de sa dématérialisation. Enfin nous pourrons prendre des mesures nécessaires à son renouveau.
Mais ne parlons plus de "défendre" l’intérêt de telle ou telle personne, ou d'une vulgaire idéologie pseudo-artistique. La défense de la musique téléchargeable, c'est défendre
sa mise au pas par une société de services et de divertissement, du grand marché mondialisé. C’est de par son idiotie, défendre ceux qui ont véritablement tué la musique.
Note : Nous pouvons apercevoir en décrivant les lignes de forces de ce nouveau monde qui s'offre à nous qu'il s'agit d'une réalité non visible, immatériel, comme parallèle au monde physique mais interagissant quotidiennement avec nous.
la virtualisation de l'art
Voyons maintenant ce qui nous intéresse le plus, le cœur du sujet, la logique même de tout ceci, le but final de toutes ces manœuvres du Grand Marché. Une
suite au développement du logiciel. L’arrivée des "softwares" de création numérique. Réservés aux initiés.
Des logiciels, il y en a pour tous types d’actions virtuels. Mais ceux qui nous intéressent, ce sont ceux qui sont affiliés à la création du divertissement numérique. Ou pour ceux qui n’ont
toujours pas compris où je voulais en venir, à l’Art numérique. Montage vidéo, retouche photo, création de musique, création d’image 3D, dessin assisté par ordinateur, création de
plates-formes virtuelles, menu, site web.., c’est ceux-là qui nous intéressent. Tout est basé sur les algorithmes binaires, créant au passage des langages numériques que seuls les codeurs
spécialisés peuvent comprendre. Mais recentrons nous pour la suite sur les logiciels de création d’images numériques. Particulièrement celles de synthèses. L’image 3D. Je vois en ce sous-genre de
la virtualisation le summum de l’arnaque contemporaine. Certain y voit la perfection des outils numériques. Le progrès incarné. J’y vois tout le contraire. L’hécatombe du siècle, le
gouffre qui emportera définitivement tout restant de tradition artistique. C’est simple, avec la 3D (et bientôt la 4D ou l’hologramme) l’homme malheureux devient heureux. L’homme nerveux se
calme. L’homme intelligent se concentre autrement qu’à son habitude. Un mensonge aussi lourd que les gens suivant bêtement l’idéologie que la 3D libère; Le rêve prime sur tout le reste. Le désir
d’illusion est plus fort que manger, vivre, parler, écrire, travailler…cette tyrannie de parenthèse enchantée, où même Alice et son Pays des merveilles passent pour des nulasses. Comment je le
sais? J’ai moi-même était attiré par cet enchantement virtuel…
Alors me dites-vous, Comment cela fonctionne ?
Du code sur une base de code, pour la création d'une image. Une mise en abîme à donner le tournis. Voilà ce qu'est ces nouveaux logiciels de création d'image virtuel (3dsmax, lightwave, maya). Un
univers régis par ses propre lois grâce aux axes de l'espace x,y,z régi par un contrôle du temps.
La création de la "matière " virtuelle répondant aux noms de vertex, polygons, edge ou texture. Les lois physique y sont représentées telles que la gravité, l'explosion de la
matière, les fluides et même les calculs des photons, composants de la lumière. Tout ceci pouvant être détourné, réglé au décimal près, de tel sorte que tout devient possible. La création à
l'état pur. La chose la plus excitante pour un artiste, soumis aux lois physique du réel et de l'apprentissage.
Plus rien ne rattache l'artiste moderne à une certaine tradition, il est le maitre de sa propre création, laissant son imaginaire libre de toute excentricité imaginative, grâce à un outil d'ordre
divin. Il contrôle le temps, la matière, la représentation, le style, le cadre, mais est soumis à la règle fondamentale, indissociable de ce grand pouvoir. Le virtuel. Toute création doit rester
virtuel et est soumise aux lois des formats pris en charge, les codecs pour la vidéo (avi, mpeg, flv, quick time), et la compression pour l'image fixe (jpeg, png, tga..) Notons qu'il en est de
même pour la musique (mp3, ogg,...) mais que celle-ci ne s’est soumise que plus facilement à la virtualisation, vu qu'elle ne répond généralement qu'a un sens, l'audition.
Capturer, copier et mimer le réel
Les genres dans l'art 3d s'en trouve multiplié par l'accroissement exponentiel de la technique. Tout semble possible. Mais nous notons un particularisme à revenir non plus à des codifications stylistiques tel que l'impression ou la forme basique, mais au réalisme. Mieux au surréalisme. A l'hyper-réalisme. Se rapprocher du réel au maximum devient une devise. Il faut que la représentation soit la plus parfaite possible. L’avancée technique donnant la possibilité de l'effectuer. Nous notons qu'à l'heure actuelle, beaucoup de photomontage ou d'image 3d peuvent tromper l'œil le plus averti. Il est intéressant de noter qu'avec un tel outil de création, les artistes auraient pu imaginer des styles et codifications artistiques diverses, multipliant sans cesse les genres. Mais cela n'a pas été la direction à suivre voulu par les grandes entreprises de développement de software 3D. Désormais toute nouveauté du logiciel sera une surenchère technique pouvant au mieux se rapprocher de l'imitation du réel. Les artistes suivront.